DALILA DALLÉAS BOUZAR

DALILA DALLÉAS BOUZAR

  • Exposition
  • Lieu Médiathèque José Cabanis
  • Public
    • Tout Public

Le Nouveau Printemps

Du 29 mai au 28 juin
Guidée par l’histoire des exilés espagnols, Dalila Dalléas Bouzar imagine pour le Nouveau Printemps un ensemble d'œuvres : broderies, peintures et performances.
À la Médiathèque José Cabanis, c’est une couverture brodée que vous pourrez découvrir.
Guernica, Picasso, 1937. Lorsque Dalila Dalléas Bouzar visite les Abattoirs, Musée - FRAC Occitanie Toulouse, ou rencontre les bénévoles du Centre Toulousain de Documentation sur l'Exil Espagnol, l'œuvre du grand maître lui revient. L’image de la peinture s’impose alors que des massacres de populations dans plusieurs régions du monde ont cours. Inspirée, l’artiste se rend au Musée Reina Sofia, à Madrid, avec Rossy de Palma, pour voir l'œuvre de ses propres yeux. Elle imagine ensuite une couverture brodée qu'elle réalise en Inde avec le soutien de la Villa Swagatam et la coopération des artisans de l’Institut Kalhath. L’artiste croise les références et mêle les savoir-faire. Elle les explore autant qu’elle les actualise. Et peut-être, face à l'infinie catastrophe humaine, nous rappelle la force et la beauté des gestes de l’artisanat ?
Médiathèque José Cabanis - Atrium (niveau -1)

Pour aller plus loin
Dalila Dalléas Bouzar
Née en 1974. Vit et travaille à Bordeaux.
Dessinatrice de formation, Dalila Dalléas Bouzar découvre la peinture à Berlin après un parcours en biologie, avant d’intégrer l’école des Beaux-Arts de Paris, où cette pratique devient centrale dans son travail. Son style figuratif, à la croisée du réalisme et de l’onirisme, refuse l’autorité d’un dessin trop net au profit d’une expérimentation sans limite des couleurs et d’un traitement contrasté de la lumière.
Du politique à l’historique, du biologique au psychologique, son œuvre interroge à plusieurs niveaux les pouvoirs de la représentation picturale. Son obsession à peindre des corps et des visages traduit sa volonté de considérer le portrait comme un moyen d’investigation identitaire ou d’expression critique des rapports de domination, qu’il s’agisse du patriarcat ou du colonialisme.
Particulièrement sensible aux violences faites aux corps, elle considère la peinture comme un moyen de préserver, de régénérer ou de réinventer leur intégrité.
Sa pratique s’est élargie à la performance puis à l’art textile, deux moyens d’éprouver son propre corps dans la forme rituelle et la création collective.

Extrait de biographie réalisée par Florian Gaité
https://www.daliladalleas.com/

En lien
Les œuvres de Dalila Dalléas Bouzar sont également visibles à l’atelier d’artiste IPN et son travail trouvera un écho lors d’une performance réalisée durant le week-end d’ouverture du festival au Centre culturel Bonnefoy.

Le lieu